Bonjour, je m’appelle Alex
Infirmière, mère, doula
Je suis doula à Montpellier, et je travaille en français et en anglais.
J'ai deux enfants. Je fais de l'escalade, je ne couds pas toujours très bien mais avec enthousiasme, et je voyage dans des pays que la plupart des gens évitent. Mon deuxième bébé est né ici, et le premier à Londres, c'est là que tout a commencé.
Pourquoi je fais ça
Mon premier accouchement a été long et difficile. J'étais bien préparée, bien entourée, et ça s'est passé autrement que prévu. À la fin, on m'emmenait au bloc, et j'ai compris que mon bébé ne viendrait pas avec moi.
Je n'étais pas en état de poser la question. Ma doula savait que c'était possible, elle l'avait déjà vu faire et elle a fait en sorte que la question soit posée à l'équipe. L'équipe a dit oui.
Je suis entrée au bloc avec ma fille sur moi. Elle a tété. On est restées en peau à peau une heure et demie pendant qu'on me recousait.
C'est toute la raison pour laquelle je fais ce métier. Pas parce que mon accouchement a été difficile, beaucoup le sont.
Parce qu'une personne dans cette salle me regardait moi, et pas le dossier.
Et ça a changé ce que j'en ai gardé.
Je me sens incroyablement chanceuse d'avoir eu Alex à mes côtés tout au long de ma grossesse et de la période du post-partum ; je la recommande vivement.
Lorsqu'on devient maman pour la première fois, il est très facile de se sentir submergée par la quantité d'informations, de conseils et d'opinions souvent contradictoires. Alex m'a aidée à faire confiance à mon instinct et à trouver les solutions qui convenaient aussi bien à mon bébé qu'à moi-même, sans jamais porter de jugement ni imposer une approche particulière.
Elle a toujours été disponible, rassurante et de très bon conseil. Je me suis toujours sentie écoutée, comprise et soutenue.
Je lui suis profondément reconnaissante pour tout ce qu'elle a fait pour nous, et je la recommande à tous les futurs parents ou aux jeunes parents.
Raph B.
Avant ça
J'ai été infirmière pendant plus de dix ans : urgences, réanimation, un service pour personnes sans domicile à Londres, du travail humanitaire. Il y a toujours beaucoup à faire dans un service. Perfusions, constantes, traitements, transmissions, et aux urgences comme en réanimation ça ne s'arrête presque jamais. Mais le soin technique n'a jamais été tout le métier. Aux urgences, on rencontre les gens le pire jour de leur vie, souvent effrayés et rarement à leur avantage, et la façon dont on leur parle compte autant que ce qu'on leur fait. C'est ça que j'ai emporté avec moi.
La formation médicale m'a laissé autre chose aussi : le besoin de savoir d'où vient une information. Quand j'évoque la recherche sur l'accompagnement continu, je peux vous montrer la source. Et quand les données sont minces ou contestées, je le dis aussi. Cela ne fait pas de moi une soignante dans ce cadre — mon rôle ici est celui de l'écoute, pas du soin.
Montpellier, et ce qui manquait
Mon deuxième bébé est née ici. Déclenchée encore, mais sans péridurale cette fois. J'ai tout senti, et je le referais. Après, j'ai enfin pu tourner la page du premier, j'avais passé deux ans à en être discrètement déçue, sans mesurer à quel point je portais encore ce poids jusqu'à ce qu'il se dissipe.
Ce que je n'ai pas trouvé ici, c'est tout ce qui vient après. À Londres, j'avais rencontré un groupe de femmes aux cours prénataux, dans une salle au-dessus d'un pub d'East Dulwich, ce qui n'est pas exactement l'endroit où l'on s'attend à rencontrer les amies de sa vie. On a beaucoup ri, beaucoup pleuré aussi. La plupart ont eu un deuxième enfant depuis et on est toujours en contact. À Montpellier, j'ai eu l'accouchement que je voulais et personne à qui le raconter à trois heures du matin.
Alors j'ai créé ce qui manquait. Une théière sur la table, mon salon, sept ou huit personnes qui sont toutes au même moment de leur grossesse.
Une dernière chose
Faire appel à une doula ne veut pas dire qu'on ne s'en sort pas.
Devenir mère n'est pas un événement qu'on traverse puis dont on se remet. C'est une transformation, il y a un mot pour ça, la matrescence, et il mériterait d'être aussi connu que l'adolescence. On change. Le corps, les relations, le rapport à soi. Ce processus prend des mois, pas des jours, et il a lieu que l'accouchement ait été facile ou difficile.
Personne ne devrait traverser un changement de cette ampleur sans accompagnement. C'est tout le métier.
FORMATION
Doula 360 - Envol & Matrescence
L'une des trois seules écoles reconnues par l'Association des Doulas de France
Formation de 9 mois en présentiel · Montpellier